Devenir Maitre ou Tuteur d'apprentissage (40H)
Version du programme : 1
Type de formation
MixteDurée de formation
14 heuresAccessibilité
OuiFinancement CPF
Formation finançable CPFDevenir Maitre ou Tuteur d'apprentissage (40H)
Le maître d’apprentissage ou le tuteur accueillent un alternant ou un apprenti dans leur équipe. Son rôle est de l’accompagner dans le monde de l’entreprise, de faciliter son intégration et de lui permettre de s’approprier les outils et méthodes de l’entreprise. A travers cette formation nous vous invitons à professionnaliser l’accueil des apprentis. Vous pourrez la réaliser à votre rythme en e learning, puis, à l’issue, profiter des conseils d’un expert lors d’un webinaire.
Objectifs de la formation
- Faciliter l’intégration de l’alternant ou l’apprenti
- Encadrer l’arrivée et les premiers jours du tutoré
- Former l’alternant ou l’apprenti aux usages et méthodes de l’entreprise
Profil des bénéficiaires
- Maîtres d’apprentissage
- Tuteurs
- Avoir un rôle de maître d’apprentissage (ou de tuteur) en entreprise
Contenu de la formation
Bloc 1 : Accueillir et faciliter l’intégration de l’alternant (14h)
- ✦ Séquence 1 — Préparer l’arrivée de l’alternant (5h) Définir le rôle de maître d’apprentissage ou tuteur Le maître d’apprentissage, parfois appelé tuteur, est la personne de l’entreprise chargée d’accompagner l’alternant tout au long de son parcours. Son rôle est d’assurer son accueil, son intégration, sa formation et son suivi. Il transmet son savoir-faire, guide l’alternant dans la découverte du métier et veille à ce qu’il progresse régulièrement et en toute sécurité. Être maître d’apprentissage ne se limite pas à enseigner un geste technique : c’est aussi un rôle de mentor et de modèle professionnel. Un maître d’apprentissage en commerce apprend à son alternant l’importance du sourire et du langage corporel dans la vente. Un artisan en boulangerie ne transmet pas seulement la recette d’une baguette : il transmet aussi le respect du temps, de la précision et de la passion pour le métier. Dans un service administratif, le tuteur enseigne la rigueur et l’organisation qui sont indispensables pour gérer des dossiers sensibles. Identifier le cadre légal du rôle de tuteur d’apprentissage La mission du maître d’apprentissage est encadrée par le Code du travail. La loi impose que le tuteur ait au moins deux années d’expérience professionnelle dans son domaine et qu’il soit capable pédagogiquement de transmettre son savoir. Il doit respecter les obligations contractuelles qui lient l’apprenti, l’entreprise et le centre de formation. Il est également garant de la sécurité de l’alternant et participe aux bilans pédagogiques en lien avec le CFA. Connaître ce cadre permet d’éviter les malentendus. Par exemple, un tuteur ne peut pas confier uniquement des tâches ingrates ou sans valeur pédagogique, car cela serait contraire à sa mission. Dans le bâtiment, cela signifie que l’alternant ne doit pas passer ses journées à balayer, mais qu’il doit être initié progressivement aux techniques de chantier. Dans un bureau, il ne doit pas se limiter à faire des photocopies mais apprendre à gérer des fichiers ou rédiger un rapport. Lister les missions qui incombent à cette fonction Les missions principales du maître d’apprentissage consistent à préparer l’arrivée de l’alternant, aménager le poste de travail et fournir le matériel nécessaire. Il doit ensuite organiser un véritable parcours d’intégration et accompagner l’acquisition des compétences. Il évalue les acquis, donne des retours constructifs et alerte en cas de difficultés. Enfin, il assure le lien permanent entre l’entreprise et le CFA. Prenons des exemples : dans une pharmacie, le tuteur initie son alternant au respect des règles de confidentialité et de traçabilité des médicaments. Dans un hôtel, il lui apprend la qualité de l’accueil et la gestion des réservations. Dans une usine, il l’accompagne dans l’apprentissage des consignes de sécurité et de la qualité de production.
- ✦ Séquence 2 — Accueillir un alternant (5h) Assurer l’adaptation de l’environnement de travail aux besoins de la formation Avant l’arrivée d’un alternant, il faut préparer son poste de travail. Cela signifie qu’il doit avoir les bons outils, un espace de travail adapté et des consignes de sécurité claires. Dans un restaurant, cela correspond à lui fournir son uniforme, son carnet de commandes et les règles HACCP. Dans une usine, il doit recevoir son casque, ses gants et un briefing sécurité. Dans un bureau, on prépare son ordinateur, ses accès informatiques et son badge d’entrée. Un environnement bien préparé est un signal fort : il montre à l’alternant que son arrivée a été anticipée et qu’il est attendu. C’est un facteur puissant de motivation et de confiance. Situer l’importance de favoriser les échanges et la bonne entente entre l’apprenant et les collègues L’intégration ne dépend pas uniquement du maître d’apprentissage mais aussi de l’équipe. Créer une bonne ambiance est essentiel. Un alternant qui se sent isolé risque de perdre rapidement sa motivation. À l’inverse, un apprenant qui sent la bienveillance de ses collègues s’investira davantage. Un exemple concret : un magasin peut organiser un déjeuner d’équipe le premier jour. Une boulangerie peut confier à un salarié expérimenté le rôle de parrain. Dans une entreprise de services, on peut présenter l’alternant lors d’une réunion d’équipe et le faire participer à un projet collectif dès le départ. Identifier les compétences à acquérir Dès le début, le maître d’apprentissage doit identifier les compétences que l’alternant doit développer. Ces compétences peuvent être techniques, comme apprendre à utiliser une machine, ou comportementales, comme développer la ponctualité, l’autonomie et le sens de l’organisation. Un exemple dans la restauration : l’alternant doit apprendre à servir un client de l’accueil à l’encaissement. Dans un bureau, il doit apprendre à rédiger un courrier officiel. Dans un atelier, il doit savoir préparer et entretenir correctement ses outils. Cette identification sert de feuille de route pour tout le parcours. Organiser les discussions des engagements mutuels et réaliser un planning d’activités prévisionnel L’accueil doit inclure un moment d’échange sur les attentes réciproques. L’alternant s’engage à respecter les règles de l’entreprise, à être assidu et à progresser. Le maître d’apprentissage s’engage à transmettre, à accompagner et à évaluer. Cet échange peut déboucher sur un planning d’activités qui trace les étapes de formation. Un exemple : dans un garage, le planning peut indiquer que le premier mois l’alternant observe, le deuxième il réalise certaines tâches accompagné, et à partir du troisième il gère seul une révision simple. Dans un commerce, cela peut être un calendrier indiquant la progression : première semaine en observation, deuxième semaine en caisse, troisième semaine en conseil client.
- ✦ Séquence 3 — Faciliter l’intégration de l’apprenant (4h) Identifier le projet et comprendre les motivations de l’apprenant Il est fondamental de savoir pourquoi l’alternant a choisi ce métier. Connaître ses motivations permet de personnaliser son accompagnement. Certains cherchent un diplôme, d’autres veulent acquérir une expérience, d’autres encore rêvent de créer leur propre entreprise. Exemples : un apprenti en coiffure veut devenir coloriste reconnu. Un jeune en informatique souhaite devenir développeur indépendant. Un apprenti boulanger rêve d’ouvrir son propre fournil. Si le tuteur connaît ces objectifs, il peut donner du sens aux missions confiées. Développer la communication comme gage de confiance La communication est la clé d’une relation réussie. Elle doit être régulière, claire et bienveillante. Donner un retour positif sur une tâche bien réalisée motive l’alternant. Expliquer calmement une erreur sans jugement l’aide à progresser. Exemple : dans un magasin, dire à l’alternant “Ton accueil était très chaleureux, continue ainsi, et la prochaine fois, essaie de proposer un produit complémentaire” est un feedback constructif. Dans une usine, “Ton respect des consignes de sécurité est excellent, mais attention à la rapidité” permet de corriger sans démotiver. Utiliser l’accompagnement pour favoriser la réussite et résoudre les difficultés L’accompagnement est un processus continu. Le maître d’apprentissage doit organiser des points réguliers pour vérifier la progression, repérer les difficultés et trouver des solutions. Exemple : si un apprenti pâtissier rate régulièrement ses viennoiseries, le maître peut l’accompagner pas à pas et lui donner des astuces techniques. Dans un service client, si l’alternant a peur des réclamations, le tuteur peut simuler un appel difficile pour l’entraîner. Dans un atelier, si un apprenti est souvent en retard, une discussion sur son organisation ou ses transports peut résoudre le problème. L’accompagnement est ce qui évite les blocages et augmente les chances de réussite.
Bloc 2 : Construire le parcours de formation en situation de travail (13h)
- ✦ Séquence 1 — Organiser le parcours au sein de l’entreprise (5h) Identifier les situations de travail formatrices Une situation de travail est dite formatrice lorsqu’elle permet à l’alternant d’apprendre en pratiquant, et non simplement en observant. Il s’agit de transformer une tâche professionnelle quotidienne en un moment pédagogique. Dans une boulangerie, par exemple, réaliser une pesée d’ingrédients permet d’apprendre la précision et l’hygiène. Dans un commerce, gérer l’encaissement forme à la rigueur et au sens du contact. Dans une usine, effectuer un contrôle qualité enseigne la méthode et le respect des normes. Le rôle du maître d’apprentissage est d’identifier ces situations et de les rendre formatrices, en expliquant ce que l’alternant doit en retenir. Organiser et mettre en place le développement des compétences Le développement des compétences doit être progressif, comme des marches d’escalier que l’on gravit une par une. Un alternant ne peut pas être autonome dès le départ : il observe, il participe guidé, puis il agit seul sous contrôle, avant d’atteindre l’autonomie complète. Dans un restaurant, par exemple, un alternant commence par observer un service, puis porter des plats accompagné, et termine par gérer une table en autonomie. Dans un garage, il commence par regarder une vidange, puis participe avec assistance, et finit par la réaliser seul. Cette organisation progressive permet de donner confiance et de sécuriser l’apprentissage. Identifier les activités liées au développement des compétences Chaque activité confiée à l’alternant doit correspondre à une compétence à acquérir. Dans l’administratif, rédiger un mail professionnel développe l’expression écrite et le respect des codes de communication. Dans la coiffure, réaliser un shampoing apprend les bases de l’accueil et du soin. Dans l’industrie, participer à un assemblage développe la précision et le travail d’équipe. Ces activités sont les outils pratiques qui jalonnent le parcours et qui permettent de transformer les compétences théoriques apprises au CFA en savoir-faire réels. Atelier pratique Chaque stagiaire, en tant que futur maître d’apprentissage, doit identifier dans son métier une tâche quotidienne et expliquer comment elle peut devenir une situation formatrice. Ce partage permet de montrer que chaque secteur, du commerce à l’artisanat, possède des leviers pédagogiques intégrés au travail quotidien.
- ✦ Séquence 2 — Organiser le parcours avec le centre de formation (4h) Justifier du suivi réalisé pour chaque stagiaire Le suivi pédagogique est essentiel pour prouver que l’alternant est accompagné et progresse. Il peut prendre la forme de grilles de compétences, de bilans réguliers ou de comptes rendus de réunion avec le CFA. Dans une boulangerie, ce suivi peut être une fiche indiquant que l’alternant sait réaliser une pâte feuilletée. Dans un commerce, ce peut être une note montrant que l’alternant sait conseiller et conclure une vente. Dans l’industrie, un rapport peut prouver que l’alternant maîtrise le contrôle qualité. Ces traces rassurent l’alternant, l’entreprise et le centre de formation, et elles montrent que le tuteur assume son rôle. Gérer la progression du stagiaire en entreprise La progression de l’alternant doit être suivie et encouragée régulièrement. Dans la restauration, on peut mesurer ses progrès en observant s’il est capable de gérer plusieurs tables. Dans un bureau, l’évaluation peut porter sur sa capacité à gérer un dossier complet. Dans l’artisanat, on peut voir son évolution en passant de tâches simples à la réalisation d’un produit fini. L’idée est de valoriser chaque étape franchie, même petite, car chaque progrès est un moteur de motivation. Organiser et suivre le calendrier pédagogique du stagiaire Le calendrier pédagogique est la clé de voûte entre le CFA et l’entreprise. Il s’agit d’organiser les missions en entreprise en cohérence avec les cours suivis au centre de formation. Si le CFA enseigne la gestion de stock en février, l’entreprise peut programmer un inventaire en mars. Si le CFA aborde les techniques de vente en avril, le maître d’apprentissage peut planifier des mises en situation de vente en mai. Dans l’industrie, si le CFA aborde l’électricité en novembre, l’entreprise peut confier un câblage en décembre. Cette cohérence renforce l’apprentissage et rend les enseignements concrets. Exercice collectif Les stagiaires élaborent un calendrier fictif reliant les cours du CFA et les missions en entreprise dans leur propre métier. Cet exercice montre l’importance de coordonner théorie et pratique pour créer un parcours fluide et efficace.
- ✦ Séquence 3 — Accompagner l’alternant dans son parcours (4h) Utiliser les points d’étape pour suivre la progression de l’apprenant Les points d’étape sont comme des petites balises qui jalonnent le parcours de l’alternant. Ce sont des entretiens réguliers, hebdomadaires ou mensuels, qui permettent de mesurer les acquis, de fixer de nouveaux objectifs et de corriger les difficultés. Dans le commerce, un point d’étape peut porter sur la capacité à gérer un client du début à la fin. Dans une boulangerie, il peut évaluer la régularité d’une cuisson. Dans un service administratif, il peut concerner la rédaction d’un rapport complet. Ces moments donnent du rythme et de la visibilité à la progression. Identifier les causes de démotivation La démotivation est comme un voyant rouge qu’il faut détecter tôt. Elle peut venir de tâches trop répétitives, d’un manque de reconnaissance, de conflits ou de difficultés non résolues. Dans un centre d’appels, un alternant peut se lasser s’il répète sans cesse le même script. Dans une usine, il peut perdre le sens de son travail s’il ne comprend pas la finalité de ses tâches. Dans un bureau, l’isolement peut créer un découragement. Le rôle du tuteur est d’écouter, de dialoguer et de trouver des solutions adaptées, comme varier les missions, donner plus de responsabilités ou expliquer l’intérêt des tâches. Gérer l’adaptation du parcours de l’apprenant Adapter le parcours, c’est ajuster la recette pour qu’elle réussisse. Un alternant en difficulté a besoin de plus de temps et d’accompagnement. Un apprenti pâtissier qui rate ses viennoiseries pourra refaire la recette plusieurs fois avec assistance. Un alternant en service client qui a du mal avec les réclamations pourra s’entraîner à travers des jeux de rôle. À l’inverse, un alternant qui progresse vite doit être valorisé en recevant de nouvelles responsabilités. Dans la coiffure, il pourra gérer seul un client. Dans la logistique, il pourra coordonner une partie du stock. Développer une relation constructive avec l’alternant La réussite du parcours repose sur une relation constructive entre le maître d’apprentissage et l’alternant. Cette relation doit être basée sur la confiance, le respect et la communication régulière. Féliciter les réussites, expliquer calmement les erreurs et encourager les progrès sont des pratiques essentielles. Dans l’artisanat, un mot positif sur un geste technique encourage la persévérance. Dans un bureau, remercier l’alternant pour la qualité d’un rapport renforce son implication. Dans le commerce, souligner la bonne attitude face à un client motive à s’investir davantage. Mise en situation Les stagiaires jouent des scénarios réalistes : un alternant démotivé, un apprenant en retard chronique ou un conflit avec un collègue. Ces jeux de rôle permettent de s’entraîner à réagir de manière constructive et professionnelle.
Bloc 3 : Développer une posture tutorale et une communication adaptée (13h)
- ✦ Séquence 1 — Adopter une posture tutorale (5h) Motiver et rendre autonome Un maître d’apprentissage efficace doit apprendre à motiver son alternant. La motivation n’est pas seulement liée au salaire ou au diplôme, elle vient surtout du sentiment d’utilité et de reconnaissance. Dans un commerce, un alternant sera motivé si son tuteur lui fait confiance pour gérer un client seul après l’avoir accompagné. Dans une boulangerie, il sera fier lorsqu’on lui confiera une fournée entière à préparer. Dans un bureau, il sera stimulé si on lui donne un dossier à suivre de A à Z. Motiver, c’est aussi encourager l’autonomie. Le tuteur doit montrer, expliquer, puis laisser faire. Il ne s’agit pas de faire “à la place de”, mais de permettre à l’alternant de progresser par essais et erreurs. Par exemple, un jeune en restauration apprend en gérant seul une commande, même si cela implique de petites erreurs. Un apprenti en mécanique apprend lorsqu’il réalise une révision complète sous supervision. L’autonomie est donc un objectif progressif, qui se construit étape par étape. Donner un feedback constructif Le feedback est un outil puissant lorsqu’il est bien utilisé. Il doit être donné régulièrement, avec bienveillance et précision. Un feedback constructif décrit ce qui a été bien fait, ce qui peut être amélioré et propose une piste d’action. Dans un commerce, on peut dire à un alternant : “Ton accueil était très chaleureux et tu as su sourire au client. La prochaine fois, pense à proposer un produit complémentaire pour améliorer la vente.” Dans l’industrie, un feedback peut être : “Ton geste est précis et respecte la sécurité, mais attention à ton rythme, tu peux aller un peu plus vite.” Dans un bureau, cela pourrait être : “Ton rapport est clair et structuré, veille juste à réduire la longueur de tes phrases pour plus de fluidité.” Un bon feedback est donc factuel, orienté solution et motivant. Il ne juge pas la personne, mais la tâche réalisée. Exercices pratiques Les stagiaires s’entraînent en binôme : l’un joue le rôle de l’alternant et l’autre celui du tuteur qui doit donner un feedback constructif. Ils doivent pratiquer différents cas : féliciter, corriger une erreur et motiver pour une prochaine étape.
- ✦ Séquence 2 — Évaluer les acquis des apprentissages (5h) Définir et lister les différents types d’évaluation Évaluer un alternant ne signifie pas seulement “noter”. L’évaluation permet de mesurer la progression, d’identifier les points forts et de repérer les axes d’amélioration. Il existe plusieurs types d’évaluation : L’évaluation diagnostique, qui permet de savoir où en est l’alternant au début. L’évaluation formative, qui sert à accompagner la progression en donnant des retours réguliers. L’évaluation sommative, qui mesure ce qui est acquis à un instant donné. L’évaluation certificative, qui valide officiellement un diplôme ou une compétence. Concevoir une évaluation des compétences Le maître d’apprentissage doit savoir concevoir une évaluation adaptée. Cela signifie définir un objectif clair, observer la réalisation et mesurer le résultat selon des critères précis. Dans la boulangerie, on peut évaluer la régularité et la cuisson d’une baguette. Dans un bureau, on peut mesurer la capacité à rédiger un mail professionnel sans faute. Dans la restauration, on peut juger la fluidité et la politesse dans le service d’une table. Une bonne évaluation repose sur des critères objectifs (qualité, temps, sécurité, respect des procédures) et non sur l’impression personnelle du tuteur. Activité pratique Les stagiaires conçoivent une grille d’évaluation adaptée à leur métier. Par exemple, un commerçant crée une grille avec des critères comme “accueil client”, “argumentaire”, “rapidité à encaisser”. Un artisan boulanger définit des critères comme “respect du poids”, “régularité des formes”, “qualité de cuisson”.
- ✦ Séquence 3 — Communication intergénérationnelle (Webinaire + ateliers) (3h) Repérer la manière d’apprendre des nouvelles générations Chaque génération a sa manière d’apprendre et de travailler. Les plus jeunes générations, comme la génération Z, apprennent vite mais ont besoin de sens, de retours rapides et d’outils numériques. Les générations plus anciennes sont souvent plus à l’aise avec la patience, la rigueur et l’expérience. Le rôle du maître d’apprentissage est de comprendre ces différences pour mieux adapter son accompagnement. Exemple : un jeune apprenti peut préférer un tutoriel vidéo ou une démonstration visuelle plutôt qu’une longue explication orale. À l’inverse, un salarié plus âgé peut avoir besoin d’écrire et de structurer les consignes sur papier. Adapter sa communication Adapter sa communication signifie utiliser le bon langage et le bon support selon la personne que l’on forme. Avec un jeune apprenti, on peut utiliser des mots simples, des supports visuels ou des démonstrations courtes. Avec un alternant adulte en reconversion, on peut utiliser un vocabulaire plus technique et des explications plus approfondies. Exemple : dans un atelier, un tuteur peut montrer directement un geste et demander à l’alternant de reproduire immédiatement. Dans un bureau, il peut donner une fiche de procédure détaillée et vérifier que l’alternant la comprend. Exercice interactif (webinaire) Un webinaire est organisé où les stagiaires partagent leurs expériences avec des alternants de différentes générations. Ils identifient les différences de comportements et proposent des stratégies pour mieux communiquer et transmettre selon le profil.
Équipe pédagogique
Modalités de certification
- Être apte au poste de Maître d’apprentissage.
- Épreuves pratiques avec mise en situation de tuteur Épreuves théoriques avec des sujets tels que étude de cas
Délai d'accès
Accessibilité
Candidat en situation de handicap : Dans le cadre du respect du règlement d'examen, tout candidat peut saisir le référent handicap du certificateur pour aménager les modalités d'évaluation et obtenir l’assistance d’un tiers lors de l’évaluation. Les supports et le matériel nécessaires à la réalisation des évaluations pourront être adaptés. Sur conseil du référent handicap et dans le respect des spécifications du référentiel, le format de la modalité pourra être adaptée. Sur avis motivé du référent handicap le jury de certification peut décider d’exempter le candidat de certains critères d’évaluation, dans la mesure où cela ne remet pas en question la capacité professionnelle globale du candida, si le critère au regard de la nature du handicap n'a pas vocation à s'appliquer dans la pratique professionnelle future du candidat Ces deux critères étant cumulatifs.